Monte-Carlo Historique : le radiateur et le ralentisseur

Ca commence comme un conte avec un titre pareil, mais ça finit plutôt comme un cauchemar... Reprenons au début.
Il était une fois une nouvelle édition du Rallye Monte-Carlo Historique. Nous étions fin prêts avec notre belle MG B pour en découdre sur ce rallye mythique. En plus, nous avions l’honneur cette année de partir en première position du podium de Reims. Pendant les vérifications techniques, il pleut sans discontinuer. Quitte à ce qu’il tombe quelque chose, je crois que l’on aurait préféré la neige. Dieu merci, ça se calme en fin d’après midi et nous prenons finalement le départ à 19 heures pétantes, dans le froid mais sans pluie. Le premier secteur doit nous emmener à Auxerre. 248 kms en 5h35, les organisateurs ont prévu un peu large. Nous filons bon train et arrivons au second CP - Avirey Lingey - à la surprise générale, surtout pour les contrôleurs qui, nous entendant arriver, se précipitent pour mettre le panneau de contrôle ;-) La route est un peu luisante, mais tout va bien. Nous arriverons finalement à Auxerre avec 1h50 d’avance ce qui nous laissera largement le temps de nous restaurer au buffet prévu par les organisateurs locaux (bravo !) et de retrouver les amis de notre team qui arrivent derrière. Le second
secteur nous emmène à Langres. Parcours sans grande difficulté, même si la route entre Arc en Barrois et Langres ressemble à un morceau de tôle ondulée géant. Déjà que l’on est assis par terre dans la voiture, ça secoue, on va perdre au moins 5cm.... Nous arrivons à Langres au beau milieu de la nuit, surprise, les pieds dans la neige. Comme toujours l’accueil est au top avec une bonne soupe et des croissants fabriqués par notre ami Momo, le co-équipier de Philippe qui nous a quitté trop rapidement. On essaye de se reposer dans la voiture, mais même avec les reposes-tête de notre ami Arnaud, c’est pas super.
4 heures du matin. On pointe et nous voilà repartis direction Beaune. Il neige, c’est lancinant. De Seine l’Abbaye à Beaune, il y a de la neige sur la route. Comme on est les premiers, c’est nous qui faisons la trace sur la route immaculée. C’est beau, mais on est assez fatigué. Nous arrivons à Beaune avec 50 minutes d’avance. On essaye de dormir encore, mais on préfère commencer par le petit déjeuner et du coup, on somnolera seulement 15 minutes. Impossible de dormir pour moi, j’ai trop peur de rater l’heure de pointage ;-) C’est reparti vers le Jura. Le jour se lève et on retrouve un peu de tonus. Après le CP de Lons le Saunier, la route s’élève, on trouve de la neige sur la route, mais bientôt, ce sera une belle chute de neige qui nous suivra presque jusque St Claude. Le secteurs suivant sera le plus pénible, non pas en raison des conditions météo, mais parce que c’est samedi matin et beaucoup de trafic sur la route. Reste une centaine de kilomètres vers Mauves au nord de Valence. Le soleil fait son apparition et nous nous régalerons sur une petite route sinueuse à souhait qui plonge sur Romans. On en doublera du monde ! La MG B, c’est fait pour les courbes, pas les lignes droites ! Nous arriverons enfin à Valence, toujours dans les temps, après 975 kms et près de 21 heures de route.
Dimanche matin, les choses sérieuses commencent avec l’Ardèche. On monte les clous, on ne sait jamais. C’est le Col de la Fayolle qui inaugure la journée. A part quelques mètres sous le sommet, la route est sèche ou humide. Nous perdons un peu de temps dans le secteur de St Julien du Gua où la route est très sinueuse avec un fort dénivelé. Comme par hasard, c’est là que se trouvent 2 cellules à moins d’un kilomètre l’une de l’autre... Direction Burzet où toute la montée est sèche. Arrivé après Sagnes et Goudoulet, c’est une autre histoire, la Burle et en train de faire son œuvre et jusqu’à Lachamps Raphaël, ce sera un paysage curieux qui s’offre à nous. Le vent souffle de coté, soulevant la neige dans les champs pour venir la déposer sur la route... Où est la route ? D’autant que la visibilité n’est pas bien terrible... Je dois mettre mon bras en haut de la fenêtre car la neige s’immisce entre le hard-top et la vitre... Passé Lachamps-Raphaël, c’est fini, c’est tout sec. On fonce vers St Agrève pour un point d’assistance. Il y fait un vent pas possible et du coup la sensation de froid est intense. Dans la montée, on se fera doublé par Saby qui peaufine ses trajectoires avec sa Fiat 500. Il n’a pas trop le choix, sinon, il n’avance plus ;-) St Bonnet le froid sera cette année un St Bonnet sec avec quelques plaques d’humidité et de glace à l’ombre, mais finalement, c’est pas trop rigolo comme ça. On terminera par Lalouvesc, une belle spéciale jusqu’au col du Buisson, le reste vers le col du Faux présentant peu d’intérêt si ce n’est de se faire piéger à ne plus réguler.... Retour à Valence sans encombre. Nous serons toutefois déçus par nos résultats. Comme l’an passé, on a bien l’impression que la zone d’étalonnage nous a mis dedans comme on dit. Demain, on reviendra aux réglages d’origine.
Lundi matin. Changement de décors. C’est sous les trombes d’eau et l’orage ( !!!) que nous prenons le départ de Valence pour rejoindre St Jean en Royans. Nous roulons bon train et doublons pas mal de concurrents. Nous nous élancerons dans le Col de l’Echarasson en 15 ou 16ème position. Arrivé peu avant l’entrée de la route forestière, la pluie s’est transformée en neige, de gros flocons bien collants. La petite route forestière est enneigée comme jamais et comme peu de voitures sont passées avant nous on route dans 10 à 15 cm de neige, de la soupe même. Le peu de traces se transforment en rail et Didier a bien du mal à mettre la voiture ne serait-ce qu’en ligne. Spectacle garanti ! Nous perdons du temps dans cette route forestière et on s’apercevra vite que ce n’est pas après que les choses vont s’arranger : la montée du col de Carri et aussi enneigée que le reste, la descente vers la Cime du Mas aussi ainsi que la montée vers le plateau de Vassieux en Vercors. Didier maîtrise car les possibilités de se sortir sont réelles. Arrivés dans le village, l’association de l’Echarasson Trophy Legend nous offre un petit cadeau de bienvenue. On repart et 300 mètres plus loin, c’est le drame. La neige nous masque un ralentisseur. Un bruit sous la voiture. Une odeur de liquide bien connue... On s’arrête dans le blizzard, Didier soulève le capot pour un spectacle des plus insolite : les pales de l’hélice sont tordues et ont perforé le radiateur... C’est fini. Dommage car nous saurons plus tard que nous avions remonté de 50 places d’un coup dans l’Echarasson...
Nous ramenons la voiture sur la place du village et regardons les concurrents passer en attendant la dépanneuse. Au fil des heures, la neige se fera plus rare. La dépanneuse mettra près de 2 heures à monter et 1 heure à redescendre. On passera devant la sortie puis l’entrée du col de l’Echarasson : deux larges bandes de bitumes avec un peu de neige au milieu s’offrent aux concurrents ayant les numéros élevés. C’est là que le rallye se jouera avec le n°300 qui gagne l’épreuve. De notre coté, nous laisserons notre voiture chez un garagiste de St Jean en Royans et retournerons sur Valence grâce à
Jean-Pierre, un ami de Didier. Là, nous prendrons une voiture de location pour rejoindre les amis de notre Team à Briançon et suivre avec eux la suite de l’épreuve jusque Monaco.
Au final, une épreuve difficile avec plus de 80 abandons et plus de 160 voitures qui arriveront sur le port de Monaco avec les stigmates d’une dernière nuit très difficile. Pour nous, outre la déception, nous avons un rallye très satisfaisant humainement parlant avec une belle entente dans et en dehors de la voiture, un régal. Enfin, cette MG B m’a subjugué, un vrai karting, une auto très sympathique avec un pilote qui la connait très très bien ;-) Bravo à lui.
Moralité : non... ils ne vécurent pas heureux et avec beaucoup d’enfants... sus aux ralentisseurs !!! Voilà la nouvelle croisade ! et histoire de ne pas rester là-dessus, on remettra ça l’année prochaine ! Non mais....
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Crédit Photo : Jean-Marie Biadatti, Calori, Dams08, Guizounet, Motorsport Legend, Nando, Nicolas Nogue, Objectif Course, Hervé Salmon, Telloc, Thy38, 911Carrera
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Résumé intense, photos superbes, mais quel dommage que vous n’aviez pu aller bout ! Comme tu le dit, ce sera pour l’an prochain... A bientôt
Monte-Carlo Historique : le radiateur et le ralentisseur
Nous aussi on a failli se faire piéger par ce p....n de ralentisseur, mais vu que nous étions passés vite devant ceux qui tendaient des produits locaux sans s’arreter, il n’y avait pas eu trop de déconcentration..et vu au dernier moment. Tu serres les fesses, et tu les leves du siége (Pourquoi d’ailleurs ?). C’est pas elles qui touchent.
Monte-Carlo Historique : le radiateur et le ralentisseur
Vraiment une auto très sympa, cette MGB. Dommage, ce p.... de ralentisseur ! C’est vrai qu’avec des départs de minute en minute, le rallye s’étale sur 5 heures, les conditions changent, les plus gros numéros avaient un terrain plus favorable ET des moyennes basses... Ca change tout mais on n’y peut pas grand chose. J’étais dans l’Echarrasson jusqu’au 50ème passage, c’était dantesque !
Monte-Carlo Historique : le radiateur et le ralentisseur
Bonjour, Très beau reportage pour une belle aventure,... dommage pour les fautes d’orthographe... :-/ Bonne continuation !



