Retour sur la course - 2/5
Le parcours de concentration
Vendredi 28 et samedi 29 janvier
Sitôt le départ donné, nous traversons Cormontreuil direction Louvois et Reims disparaît derrière nous. A Louvois, première frayeur, un réhausseur très mal signalé, nous fait craindre que le carter soit touché. Il n’en est rien. Nos amis Bernard et Dominique de l’assistance feront voler le plateau à cet endroit. La route juste qu’au premier Contrôle de Passage (CP) de Vitry le François se déroule sans histoire avec beaucoup de monde au bord de la route. Nous passons le premier CP et là... la voiture s’arrête et refuse de redémarrer. Grosse angoisse, on ne va quand même pas s’arrêter là. Heureusement notre assistance arrive presque aussitôt. Dominique, qui gardera toujours son calme, teste le circuit électrique : pas de problème de ce coté, il y a du "jus". Après 1/4 d’heure, il retire une bougie, on essaye de demarrer le moteur et il se lance sur 3 cylindres ! On remet la bougie et c’est reparti ! Merci Dominique et merci la voiture !
Nous comprendrons plus tard ce qui se passe, mais en attendant, nous sommes à moitié rassurés : la voiture tourne parfaitement, mais il y a un loup. En attendant, nous filons vers le 2ème CP d’Avirey-Lingey car il ne s’agit pas de de traîner, nous avons assez perdu de temps comme cela. Nous ferons une halte pour faire le plein, car il vaut mieux prendre du carburant tant que l’on en trouve. Nous dépannerons des anglais sur une Alfa Giulietta dont la carte bancaire (sans puce) est refusé par l’automate. A Avirey, nous sommes magnifiquement reçu chez les Champagnes Montaudon avec champagne, café, brioche.... nous n’avons pas le temps de nous attarder : nous pointons et nous reprenons la route. La sortie du domaine se fait par un chemin illuminé par des braséros : la classe !
La route continue vers Langres, terme du 1er secteur. Nous arrivons avec 50mn d’avance sur le temps imparti ce qui nous laisse le temps d’aller manger une bonne soupe, bienvenue compte tenu de la température polaire qui règne ici. On en profitera pour déguster un Guronsan car il est 1h30 du matin et la fatigue est bien là.
2h00 du matin : nous pointons et entamons le 2ème secteur, plus court (101 kms) , pour rejoindre Dôle via le CP de Pesme. Bernard Cordier (Gordini n°225) connaissant parfaitement la région, nous propose de nous servir d’éclaireur et nous dénichera une station-service 24/24 pour faire le plein. Nous arrivons avec seulement 20 minutes d’avance au CH de Dôle ce qui nous laissera juste le temps de boire un café. Nous retrouvons ici les équipages venus d’Oslo et de Turin. Il est 4 heures du matin, il gèle à pierre fendre et... il y a toujours du monde au bord de la route dans les petits villages pour nous applaudir. Chapeau ! Quel engouement !
Vient alors un secteur assez long - 4h30 et 241kms de petites routes - pour rejoindre Tarare dans le Roannais. Ce sera le moins évident car la nuit est bien longue. La sortie de Dôle fait perdre du temps à beaucoup d’équipage : il faut traverser bon nombre de zones artisanales et commerciales et la bonne direction n’est pas facile à trouver. C’est finalement drôle d’arriver à un carrefour et de voir des voitures arriver de toutes les directions ! L’automobile club de Champagne nous avait concocté un road-book pour la Champagne Ardenne qui nous a bien facilité de travail, maintenant il faut tout faire à la carte routière et bien que nous l’ayons tracé avant de partir, il y a des endroits comme les abords des villes où ce n’est pas toujours évident. La route tortille de plus en plus, ce qui rend la moyenne moins facile à tenir. Entre deux CP sans changement de direction, le co-pilote somnole un peu. Dans une descente piègeuse vers Cluny, on voit une magnifique Fiat Abarth 100 TC (n°125) dans le fossé. Il faut se méfier et rester vigilant. Nous retrouverons les pilotes de cette voiture dans une station-service de Cluny en bonne santé.. mais maintenant à pied.
La descente vers le CH de Tarare avec ses plaques de verglas sera un grand moment. Le jour se lève enfin et nous découvrons les monts enneigés du Roannais. Nous arrivons au CH avec 30 minutes d’avance ce qui nous laissera le temps de nous restaurer un peu. Nous passons le CH et nous arrêtons aussitôt pour que notre assistance fasse une vérification rapide de la voiture. Pendant ce temps, notre ami Manuel de Montrémy sur sa Dyna Panhard arrive avec 30 minutes de retard au CH. Ils ont du mérite : pas de chauffage dans la voiture et malgré la couverture polaire qu’il a sur les jambes, Manuel est transit de froid.
Il reste deux secteurs : celui qui doit nous mener au Puy en Velay et le final vers Vals les bains. Le premier des deux nous fera voir de magnifique paysage de neige et celle-ci est par moment sur la route comme dans le Col de la Croix de l’Homme Mort entre Montbrison et Ambert. Nous arrivons au Puy en Velay avec une 1/2 heure d’avance ce qui nous permet d’échanger avec un journaliste local qui recueille nos impressions et nous prend en photo. Nous abordons enfin la dernière partie de ce parcours de concentration. A la sortie du Puy en Velay la voiture s’arrête de nouveau. Nous perdons de nouveau 1/4 d’heure mais cette fois nous changeons toutes les bougies et la voiture repart. Il faut maintenant se dépècher car il reste 87 kms à couvrir en 1h45 et compte tenu du profil du terrain, ça ne sera pas évident. D’autant qu’il y a pas mal de neige sur la route en montant vers le col de la Chavade. Sur le parcours, les organisateurs nous ont préparé une zone d’étalonnage pour le tripmaster. Nous faisons la vérification et nous constatons un décalage de l’ordre de 50m pour plus de 5 kms. Nous ferons avec, nous n’avons pas le temps de refaire un essai, car il faut aller pointer à Vals les Bains. La descente du col vers Vals se fera à un train d’enfer, cela nous permettra d’arriver avec 2 minutes d’avance au contrôle. Nous aurons donc pointer à tous les CH dans les temps ce qui nous permet d’être à zéro coté pénalité.
L’assitance nous rejoint dans le parc du Casino et s’occupe de faire le plein, tous les niveaux et de monter les pneus cloutés en prévision de la journée du lendemain qui s’annonce particulièrement difficile. Ensuite, nos amis Jacky et Pierrette nous emmènent vers leur gîte à Montréal. Après plus de 17 heures sur les petites routes de France, une bonne douche et une bonne nuit seront les bienvenues !
Au CP d’Avirey-Lingey, chez Montaudon
On retrouve Régis, le photographe de l’équipe de Michel Jolyot
Au CH de Langres, il doit faire au moins - 1O°c !
Le CH de Tarare vers 8h15, il fait froid et on se restaure.
Après St Anthème dans le Col de la Croix de l’Homme Mort.
Après la Chaise Dieu.
Au CH du Puy en Velay
Dans le secteur de la zone d’étalonnage près de Lanarce.
Nous sommes arrivés à Vals les Bains !
Dans le parc devant le casion de Vals les Bains.
L’assistance au travail pour préparer la journée du lendemain.
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Les autres étapes :
Commentaires
Retour sur la course - 2/5
si j’avais su !!! adopteunmec



