Retour sur le Monte-Carlo- 6/6

Etape finale - "Monaco - Monaco"
Port de Monaco - 18h30. Un orchestre de jazz fait venir les participants vers de grandes tentes blanches de l’organisation à côté du parc fermé. un magnifique buffet nous y attend. C’est l’occasion pour chacun de se restaurer et surtout de refaire déjà le rallye. La première voiture s’élançera à 20h00 pour la célèbre nuit du Turini. En attendant, nos assitants s’essaient au karting sur glace qui se trouve sur la piscine du port.
Notre départ ayant lieu peu avant 22h00 l’attente est longue. Une tape dans la main de Didier Buhot, le navigateur de Jean-Jacques Compas, en passe de gagner le rallye et les voilà partie dans la nuit. Nous remontons dans la voiture pour cette dernière étape longue de 181,60 kms que nous devrons boucler en 4h15 avec 3 spéciales au programme. Peu avant de monter sur le podium de départ, un commisaire nous donne un papier sur lequel il est indiqué que la première partie de la première spéciale est neutralisée en raison d’éboulements, le départ n’aura lieu qu’au col de Braus, du coup, cette ZR est amputée de la moitié de son kilométrage. Bernard a bien fait d’aller reconnaître la sortie de Monaco,
c’est un vrai labyrinthe ! Après Roquebrune et Beausoleil, nous prenons l’autoroute A8 vers Manton avant de bifurquer vers Monti et Sospel. Ca tourne beaucoup, c’est la fête aux épingles ! il y a en plus de piegeuses plaques de verglas et il arrive qu’à la réaccélération, la voiture donne des coups de raquette.
Après avoir passé le col de Castillon, nous arrivons au col de Braus pour le départ de la ZR 11 (moyenne 44,50 kms/h) Peu après le départ, nous tournons à droite sur une petite route devant nous mener au col de l’Ablé. C’est une route digne de l’Echarasson, moins large et en moins bon état. C’est très verglacé, il y a des rails de neige. Après le col, c’est la descente pour rejoindre la route de Lucéram, il y a moins de neige mais toujours du verglas. Bernard roule au maximum de ses possibilités. Il y a pas mal de monde sur le bord de la route, c’est bien sympa. nous réaliserons malgré ses conditions délicates le 25ème temps. Nous filons alors vers Contes où doit avoir lieu le seul CP de cette nuit. Nous ferons une courte halte à l’Escarène pour un ravitaillement éclair réalisé par nos soins, c’était trop compliqué d’organiser un point rencontre avec l’assistance.
Nous rejoignons alors Coaraze, départ de la 12ème spéciale (Moyenne 45,900 kms/h), longue de 26kms qui nous fera monter le col St Roch puis plonger vers Lantosque via Loda. La montée vers le col, assez sinueuse mais relativement sèche se déroule bien, la descente vers Lantosque est plus piègeuse, il y a du verglas et pas mal de rochers sur la route dû au dégel, il faut parfois slalomer entre les pierres pour éviter la casse. 31ème temps dans cette spéciale. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre La Bollène-Vésubie pour nous attaquer au mythique Col de Turini (Moyenne 46,80 kms/h) pour environ 35 kilomètres de lacets. A noter que nous le réalisons à l’envers ce qui peut se faire traditionnellement, ce qui veut dire que la partie la plus pentue et pourvue d’épingles se fera en descente. Comme le dit Bernard : des courses de côtes, on connait ; des courses de descente, on n’en a jamais vu. La montée se déroule sur le sec avant de trouver, à 2 kilomètres du sommet de la neige. Un droite à l’équerre avec une beau travers, un gauche dans les mêmes conditions et nous plongeons vers Sospel. Les 10 premiers kilomètres de cette descentes sont extrèmement délicats : il y a de la neige et surtout beaucoup de glace et comme ça descend très fort, il faut se méfier. On aurait été plus à l’aise avec 4 clous mais on s’en sort. Comme la veille dans Font-Belle, plus question de régularité, il faut déjà rester sur la route. Nous verrons plusieurs concurrents arrêtés contre le paramet, dans la neige ou... contre une autre voiture ! Dès que l’on retrouve un peu de sec vers le bas, il faut "envoyer" pour essayer de rattraper le temps perdu. Nous bouclerons cette spéciale en 92ème position.
Il faut ensuite filer vers Monaco en reprenant en sens inverses la route prise au début de cette boucle. Bernard donne tout ce qu’il peut afin que nous puissions être dans les temps à Monaco. L’arrivée dans la ville est délicate, comme d’autres concurrents, nous nous égarons un peu, mais nous finissons par arriver au pied du podium avec une petite dizaine de minutes d’avance vers 2h00 du matin. Nous montons sur le podium une dernière fois. Voilà, c’est fini. Nous avons une première satisfaction : nous avons toujours pointer à l’heure aux différents CH et nous n’avons raté aucun CP : pas de pénalité de ce côté.
Après avoir eu l’impression d’assurer dans cette dernière boucle, nous gagnons au final encore 11 place au général ce qui nous amène en 31ème position au classement général. Nous n’en espérions pas tant. C’est une très grande satisfaction pour Jean-Marie qui avait du abandonner l’an passé et la meilleure performance pour Bernard, 144ème l’an passé et 80ème en 2003.
Pour les autres membres du Team JMW Racing Champagne Historique, cette dernière boucle s’est bien déroulée : Jean-Jacques Compas et Didier Buhot ont roulé un peu sur la défensive et ont géré leur avance ; ils gagnent ce IX° Rallye Monte-Carlo historique. A noter que c’est la première victoire tricolore sur cette épreuve. Hervé Migeo et Olivier Pontiès ont gagné leur pari de la moyenne basse : après avoir réalisé le 3ème temps dans le col de l’Ablé et le 2ème dans le Turini, ils terminent à la 5ème place au général. François Guillemin et Damien Rousseaux font encore une belle remontée en gagnant 9 places et terminant en 6ème position au général. Damien Ancellin et Christian Royer perdent 2 places pour terminer 55ème au général , et Henri et Valérie Doré font un bon de 44 places au général pour terminer dans le top 100 à la 96ème place. Ces belles performances permettent au Team de remporter le classement par écurie (les 5 meilleurs voitures sont prises en compte), loin devant les autres. Nous sommes très fier d’avoir apporté notre pierre à cette victoire.
Le bilan pour nous est le suivant :
- 31ème au classement général
- Vainqueur de la coupe des écuries
- 13ème de catégorie (catégorie III - voitures construites en 1966 et 1971)
- 2ème de classe (classe 1)
Il est temps de rejoindre notre hôtel, l’Ermitage, pour nous reposer un peu. Le lendemain, nous retrouverons en milieu de matinée notre assistance afin de monter des roues de 15 pouces sur voiture, histoire de ne pas trop se traîner sur l’autoroute du retour. Lionel et Miguel installeront également le pot d’origine de la voiture : le bruit est moins beau que celui réalisé par Jean-Claude Alibert, mais c’est plus reposant ! Nos deux amis reprennent aussitôt la route vers Marnay. Ils peuvent avoir le sentiment du travail bien accompli : ils ont été parfait tout au long de ce rallye. Un grand bravo et un grand merci à eux.
C’est ensuite le début des festivités sur le port où il fait un temps magnifique : après une première coupe de champagne servi par Hervé Migeo sur le capot de sa voiture, nous rejoignons l’assistance du JMW Racing où nous allons ouvrir quelques bouteilles ! Nous sommes tous très heureux de nous revoir, car il faut bien dire que pendant le déroulement de l’épreuve, on n’a pas trop le temps de discuter. Nous pousuivrons tout cela dans une bonne pizzeria où nous vivrons un repas mémorable. Ensuite, il nous faudra quitter nos polaires et blousons pour mettre le costume pour la soirée de gala. Après un excellent repas, c’est le moment de la remise des coupes : nous vivons un grand moment avec Jean-Jacques Compas et Didier Buhot sur la plus haute marche du podium quand retentira La Marseillaise. Valérie Doré ira recevoir la coupe des clubs. Ensuite, le champagne coulera à flot à notre table, la coupe des vainqueurs sera remplie de champagne et chacun boira à la santé des vainqueurs et de notre team.
Cette édition restera longtemps gravée dans nos mémoires !
Lire également :
- Les vérifications techniques et le départ
- Le parcours de concentration - "Reims - St Etienne"
- L’étape de classement - "St Etienne - Valence"
- L’étape commune 1 - "Valence - Gap"
- L’étape commune 2 - "Gap-Monaco"
Crédit Photo : Jean-Marie Biadatti - Miguel Martins - Michel "le monégasque" qui se reconnaîtra ;-)