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Retour sur le monte-Carlo - 4/6

Etape commune 1 - "Valence - Gap"

Cette journée est le gros morçeau de ce 9ème Rallye Monte-Carlo Historique : 465,60 kms dont 216,60 kms de spéciales avec 3 des spéciales les plus longues de cette épreuve. Compte tenu de notre choix de la moyenne basse, nous avons le temps avant de partir le matin, les premiers partant vers 8h30, notre départ aura lieu peu avant 10h30. Nous démarrons la journée, sous un soleil timide, par un routier de 63 kms nbous menant à St Laurent en Royans en pointant au passage au CP du Col de Limouche. En montant se col, suite à un freinage appuyé, on entend quelque chose tombé. Arret, Bernard sort, et il retrouve à terre un cerclage de phare de la gord. Comme il y a pas mal de chose dans le coffre avant, tout cela est venu s’appuyer contre la face avant de la voiture... Rien de bien grave. Nous retrouvons Lionel et Miguel à Leoncel pour mettre les clous à l’arrière. La route s’annonce relativement dégagée, sauf une partie de quelques kilomètres dans le fameux col de l’Echarasson.

Le départ de la ZR 5 à St Laurent en Royans (moyenne 46,60kms/h) nous emmène dans un premier temps vers le col de la Machine, la monté est humide, sur une belle route, tout va bien. Arrivé en haut, nous bifurquons pour prendre la route qui redescend vers St Jean en Royans, une route en corniche, magnifique, où la moyenne peut encore se tenir aisément. Cela se corse lorsque l’on prend la route forestière du col de l’Echarasson. Le début est moins enneigé que l’an passé, mais les derniers kilomètres sont un mélange de neige et de glace où Bernard peut laisser s’exprimer son talent. Il est vraiment à l’aise sur ce type de surface. Il y a pas mal de spectateurs pour un lundi, mais cette spéciale est mythique... et comme toujours, qui dit spectateurs dit passage spectaculaire donc méfiance ! On fait bien, car ceux-ci nous préviendront 2 fois d’autres voitures bloqués à l’issue d’un virage masqué, ce qui nous permettra de passer ces quelques kilomètres délicats sans encombre. Ensuite, nous retrouvons une belle route pour passer le col de Carri et descendre vers la Chapelle en Vercors. Peu avant la fin de cette spéciale, on verra la 2cv du monégasque Pastor en très piteux état... Nous réalisons le 44ème temps dans cette spéciale.


Sur la route forestière du Col de l’Echarasson.
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Il nous reste une centaine de kilomètres à parcourir avec le CH de Dieulefit. Nous faisons l’interminable descente du Col du Rousset pour rejoindre notre assistance à Die afin de remettre les pneus neige à l’arrière et ravitailler la voitures et les bonhommes. La météo est bien plus agréable avec un soleil d’hiver bien sympathique. Il nous accompagne dans la vallée de la Drôme jusque Saillans où nous bifurquons pour prendre la direction de Dieulefit via le col de la Chaudière. Au détour d’un virage, dans une descente, nous découvrons l’alpine rouge du Comas Racing Team piloté par le japonais Kato à contre sens, l’avant complètement explosé : il n’as pas sur gérer ses freins dans ces descentes interminables que nous avons eu au cours de cette journée.Nous arrivons au CH avec 1/4 d’heure d’avance. Après cela, nous arrivons rapidement au départ de la spéciale "La Paillette - Chalençon" (moyenne 45,80kms/h) via les cols de la Valouse et de Sausse et St Nazaire le Désert. Cette spéciale sera parcourue sans encombre sur une route dépourvue de neige. Le passage dans le défilé des Trende Pas est grandiose, surtout avec l’échappement de la gord qui résonne tant qu’il peut ! La deuxième partie de la spéciale est identique à celle de l’an passé. 151ème temps, les écarts ne sont pas très important et on se retrouve assez vite bas dans le classement. On prend 275 points de plus que le leader, sachant qu’un point correspond à 1/10 de seconde, ça nous fait moins de 30 secondes d’écart. Ce ne sera que le soir que nous analyserons qu’en fait, le trip est moins bien réglè avec les pneus neige. La raison en est que ceux-ci sont tendres et ont du s’user depuis le réglage. Il nous faudra corriger la valeur de référence sur le trip pour que ça aille mieux. Dès la sortie de la spéciale, nous retrouverons nos amis à la Motte-Chalençon pour un nouveau ravitaillement.

10 kilomètre plus loin, c’est le départ de la spéciale la plus longue du rallye (moyenne 46,20kms/h) qui passe par le col de Soubeyrand et le célèbre col de Perty et le col St Jean avant de rejoindre Eygalayes. Si le début de la spéciale se déroule sur un revètement facile, il en est autrement du col du Perty où il y a pas mal de neige avec des rails creusés par les concurrents précédents. Pas facile, mais Bernard assure. Le jour commence à tombée et alors qu’il nous reste 25kims de spéciales, l’indicateur de batterie faible de notre calculette s’allume. La fin de cette spéciale sera assez stressante pour Jean-Marie qui craint de voit tomber en panne cette appareil indispensable pour le respect de la moyenne. Mais tout ira bien et nous changerons la pile au prochain relai assistance. 149ème temps dans cette spéciale, toujours pour la même raison.

Il fait nuit pour le dernier stop assistance de la journée avant Laragne-Montéglin. Il nous reste ensuite une spéciale "Faye - Sigoyer" (moyenne 45,20kms/h). Cette spéciale est rallongée par rapport à celle de l’an passé qui partait de Savournon, cette année, on passe tout d’abord le col de Faye. C’est une spéciale avec beaucoup de changement de direction, il faut être vigilant, d’autant qu’il fait nuit. A mi-parcours, nous passons le col d’Espréaux, bien moins impressionant la nuit.... car on ne voit pas le ravin ! Le haut de ce col est incroyable, ça tourne sans arrêt, la pente est abrute et il y a pas mal de rails de neige. Pas facile de tenir la moyenne à cet endroit ! Encore quelques drôles de courbes avant Lardier-et-Valencia et nous arrivons à Sigoyer. 110ème temps dans cette spéciale. il reste alors quelques kilomètres avant de rejoindre GAP, en centre ville, où nous devons pointer vers 21h20. Nous serons cette fois-ci encore à l’heure. Nous remontons encore un peu au général : 82ème soit 21 places de gagnées cette fois-ci.

Nous retrouvons Monique et Bob de la famille de Jean-Marie avec beaucoup de plaisir. Jacques, un ami de Bernard vient nous chercher, il nous hébergera pour cette nuit. Qu’il soit remercié ainsi que son épouse pour leur excellent accueil. Demain, c’est la descente plein sud pour arriver à Monaco.

Pour les autres membres du Team JMW Racing Champagne Historique, 4 équipages sont partis en moyenne haute : Jean-Jacques Compas et Didier Buhot (81ème au général) ont perdu quelques place suite à du temps perdu derrière d’autres concurrents, François Guillemin et Damien Rousseaux (103ème au général) remontent au général malgré l’absence de trip et gràce aux bons calculs de Damien. Damien Ancellin et Christian Royer (134ème au général) perdent un peu de temps suite à une pénalisation à un pointage de CH, et Henri et Valérie Doré (88ème au général) gagnent également quelques places. Hervé Migeo et Olivier Pontiès (111ème au général) ont préféré la jouer stratégique et prendre la moyenne basse afin de pouvoir améliorer plus facilement le position, mais des problèmes avec le capteur du tripmaster leur font perdre de nombreuses places.

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Crédit Photo : Jean-Marie Biadatti - Miguel Martins - Photosports - René


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Commentaires

2 commentaires :
Le 10 février 2006 16:04, par carolette
> Retour sur le monte-Carlo - 4/6

Les photos sont superbes !

Le 11 janvier 2007 21:22, par Marc
Question d’un anglais - moyenne basse

Dans le contexte de l’article du 10 février 2006, "Retour sur le monte-Carlo - 4/6", pourriez-vous m’expliquer le terme "moyenne basse". Je cite :

Compte tenu de notre choix de la moyenne basse, nous avons le temps avant de partir le matin, les premiers partant vers 8h30, notre départ aura lieu peu avant 10h30.

Vous remerciant, Marc

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