Retour sur le monte-Carlo- 5/6

Etape commune 2 - "Gap - Monaco"
Il fait beau et froid sur Gap ce matin, nous reprenons la route peu avant 9h00. Jean-Marie est assez ému, l’an passé c’est 20 kilomètres après Gap qu’avait eu lieu d’abandon de la voiture qu’il occupait avec son cousin Antoine. Cette fois-ci, nous filons plein sud, direction SIsteron, par la vallée de la Durance que nous quitterons à Monetier pour prendre une plus petite route (qui tourne beaucoup...) et passer au CP de Melve. Le soleil encore bas nous gène beaucoup pour cette partie. Notre assistance nous retrouve à Plan de la Baume, peu avant le départ de la première ZR, nous montons les pneus cloutés uniquement à l’arrière et faisons le plein. Nous arrivons ensuite à Sisteron où se trouve le départ de la 1ère spéciale du jour, spéciale mythique "Sisteron-Thoard" via le col de Font-Belle (moyenne 44,80kms/h). La première partie de cette ZR est relativement facile,
nous passons par le défilé de la Pierre Ecrite, par contre, après Authon, les difficultés commencent. Il y a 40 cms de neige et des rails profonds ont été creusés par les équipages précédents. En dessous, c’est de la glace avec des trous. On a l’impression de rouler sur des traverses de chemin de fer ! La voiture vibre de partout, on a l’impression que tout va casser. Plusieurs fois les vitesses sautent. Dans une épingle à droite, nous tirons tout droit. Marche arrière, des spectateurs sympas nous poussent et c’est reparti. Nous doublons plusieurs concurrents qui se retrouvent enfoncés dans la neige du bas-côté. Plus question de régularité, il faut songer à rester sur la route pour ne pas rester bloqué dans la neige. Dans un gauche, Bernard se fais surprendre une seconde fois. Jean-Marie descend de la voiture pour la pousser en arrière et la sortie de la neige épaisse. On aurait du mettre 4 clous, mais bon, on s’en sort plutôt pas mal. C’est avec soulagement que nous arrivons au col de Font-Belle, non sans avoir encore doublé 3 voitures. Sur l’autre versant, quasiment pas un poil de neige ! Nous filons bon train dans la descente pour essayer de rattraper le retard accumulé dans le col.
De toute façon, du retard, tout le monde en aura, pas questions de se battre au 1/10° dans de telles conditions. Pour preuve le nombre de points que prend le premier dans cette spéciale : 2 722 ! Alors que sur le sec, le premier prend 10 à 20 points. Nous réalisons le 19ème temps de la ZR. Cette spéciale va bouleverser le classement, nous le saurons plus tard. En effet, les premiers du classement général seront bloqués de longues minutes par des voitures, et pas toujours des concurrents, en travers de la route.
Nous filons alors vers la route Napoléon pour retrouver notre assistance aux Grillons qui va nous remettre les pneus neiges à l’arrière et le plein de carburant. Nous continuons ensuite notre periple jusque Barrême où nous tournons à gauche direction St André des Alpes. Petite halte avec notre assistance pour manger un sandwich sur le pouce. Nous arrivons ensuite à Rouaine ou le club Alpine du Var a organisé un bien sympathique arrêt ravitaillement avec nourritures et boissons. Nous partons ensuite vers Ubraye, départ de la 10 ZR (moyenne 45,60kms/h). Pour la seconde fois de l’épreuve, il y a un contrôle des pneumatiques. Cette longue spéciale va nous mener à Toudon via le col de Trébuchet. Le début de la spéciale, en fond de vallée à l’ombre, est verglacé, puis le soleil aidant, nous trouverons ensuite une route quasiment sèche. Erreur pour nous dans cette ZR, nous croyons qu’elle était neutralisée (un panneau de fin de zone mal placé nous y a fait croire). D’autant que d’autres concurrents nous doublent en filant bon train sur cette petite route étroite à flan de montagne. Nous leur emboitons le pas. Mal nous en prends, nous récolterons pas mal de points ici et finissons 263ème... La descente est encore bien longue vers St Martin du Var où nous retrouvons l’assistance qui font les niveaux. Ensuite, il faut foncer vers Eze-Village pour pointer au CH. Cela devient compliqué car sur la Côte d’Azur, il y a beaucoup de routes qui se croisent, sont paralèlles... Nous arriverons avec très peu d’avance à ce CH. C’est à se demandé si nous aurions pointer à l’heure si avait régulé comme il se doit dans la ZR précédente.
Il nous reste ensuite 50 minutes pour faire les 9,40 kms qu’il reste pour rejoindre le port de Monaco. Nous faisons encore un arrêt assistance à la sortie de Eze pour mettre les clous à l’arrière et faire le plein. Une fois encore, il ne faut pas se tromper de route. Mais nous arrivons à bon port - c’est le cas de le dire - pour pointer à l’heure dite, vers 16h20. Michel, un ami de Bernard est venu nous saluer. Nous montons sur le podium et mettons la voiture en parc fermé. Malgré la ZR 10, nous remontons à la 42ème place au général. Il nous faut attendre maintenant la nuit pour reprendre la route.
Bernard part avec son ami Michel reconnaitre la sortie de Monaco, qui n’est pas une sinécure et passera ensuite à notre - magnifique - hôtel déposer les bagages. Jean-Marie reste sur le port avec Lionel et Miguel et c’est aussi l’occasion de prendre un peu le temps de discuter avec les autres équipages des aventures de chacun. Maintenant chacun attend avec impatience de participer à la célèbre "nuit du Turini".
Pour les autres membres du Team JMW Racing Champagne Historique, la journée est extrèmement positive : Jean-Jacques Compas et Didier Buhot (1er au général) se retrouvent en tête de l’épreuve avec 977 points d’avance, ils n’ont pas été bloqués dans Font-Belle et y signent le 2ème chrono, François Guillemin et Damien Rousseaux (15ème au général) font également une remontée spectaculaire au général. Damien Ancellin et Christian Royer (53ème au général) également, et Henri et Valérie Doré (140ème au général) perdent du terrain après que Valérie ait été obligée de descendre de la voiture pour la pousser dans Font-Belle, son père a été contraint de sortir de la zone enneigée et Valérie a fait une petit footing ( !!!) Elle a du son salut à François et Damien qui l’on prit en stop ;-). Hervé Migeo et Olivier Pontiès (31ème au général) sont en passe de remporter leur pari de la moyenne basse puisqu’ils gagnent pas moins de 80 places.
Lire également :
- Les vérifications techniques et le départ
- Le parcours de concentration - "Reims - St Etienne"
- L’étape de classement - "St Etienne - Valence"
- L’étape commune 1 - "Valence - Gap"
- L’étape finale - "Monaco - Monaco"
Crédit Photo : Jean-Marie Biadatti - Feralp1600 - Miguel Martins - Ottis - Photosports - René



