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Retour sur le X° Rallye Monte-Carlo Historique

Dès les vérifications techniques, nous avons rencontré un souci du côté du radiateur avec une petite fuite que nous colmaterons en deux temps avec du produit adéquat. Nous partons vendredi soir à 19h19 pour le parcours de concentration. Nous sommes restés en pneus normaux afin de préserver les neiges cloutés. Dans le sud de la région, nous rencontrons une route enneigée et parfois glacée à partir du CP d’Avirey-Lingey jusque Langres où nous arrivons avec une bonne heure d’avance sur notre heure idéale. Craignant de rencontrer de nouveau une route délicate, nous montons les pneus neige cloutés. Cela ne servira à pas grand’chose dans la mesure où nous ne rencontrerons qu’épisodiquement de la neige. Dans le secteur suivant qui nous emmène à Besançon, au CP de Flagy, nous aperçevons la NSU de Jacky Molet et Gilles Demeure arrêtée au bord de la route : bris de transmission et abandon. Ca demarre vraiment mal pour certain ! A Besançon, compte tenu de notre avance, nous dormirons une demi-heure dans la voiture histoire de recharger un peu les batteries car le petit matin arrivant, ce n’est jamais simple de rester concentré. Le reste du parcours se déroulera dans de bonnes conditions et nous pointerons toujours à l’heure aux différents CH.

Dimanche matin, les choses sérieuses commence avec l’Ardèche et 5 épreuves spéciales au programme. Après une mise en bouche assez courte avec la première spéciale sur route mouillées, nous nous rendons à St Bonnet pour la mythique spéciale. Les 26 kms sont entièrement enneigés avec des zones très piégeuses recouvertes de glace. Antoine s’en sort très bien avec la Commodore qui a un comportement plutôt sain. Le tout est de ne pas se laisser embarquer dans les descentes ! Dans cette spéciale, nous perdons encore un membre de notre Team : Jean-Jacques Compas qui avait gagné l’an passé le rallye se sort dans une grande courbe à gauche. La voiture et l’équipage n’ont rien, mais la voiture est dans le fossé, ils attendront que tous les concurrents soient passés avant de pouvoir la sortir et repartir, hors course malheureusement.

La troisième spéciale de la journée allait nous réserver une bien mauvaise surprise : sur cette toute petite route en légère descente dans la forêt, dans une courbe à l’aveugle à droite, nous rencontrons un 4x4 qui a la mauvaise idée de remonter la spéciale. Il pile, on ne peut passer et malgré un freinage appuyé, nous percutons le 4x4. L’aile avant gauche est complétement détruite ainsi que le phare. Le temps d’expliquer au conducteur que l’on ne peut rester là car d’autres concurrents arrivent, nous repartons avec plus de 2 minutes de retard. C’est un miracle que le train avant ne soit pas touché. Peu après la fin de la spéciale, dans la petite route qui monte vers le CH de St Agrève, la voiture connaît des ratées et n’arrive quasiment pas à monter la pente. Nous devons nous arrêter. L’assistance ne peut descendre cette petite route glacée et très étroite. Bernard et Dominique viendront en courant et après un changement de bougies, la voiture repartira. Le pointage à St Agrève se fera in extremis.

Nous faisons rapidement le constat et filons vers le garage Citroën de St Agrève que nous avions vu ouvert afin de découper l’aile qui pend dangereusement à gauche. Nous repartons direction Burzet pour y parcourir une autre spéciale mythique. La route qui nous y mêne est superbe avec un passage au pied du Mont Gerbier de Jonc. La montée à partir de Burzet et sèche et nous ne rencontrons de la neige que sur le plateau vers Lachamps Raphaël. La descente vers Burzet est plus piègeuse avec des plaques de glace sur lesquelles il vaut mieux se méfier. C’est en repartant vers Antraigues que nous rencontrons de nouveau des problèmes avec le moteur qui ratatouille de nouveau dès que l’on sollicite la voiture. C’est Didier Buhot et Lionel Lassaux qui suivent le rallye qui décelleront la panne : un problème de cosses sur la pompe à essence. A force de s’arrêter, nous perdons un temps fou et nous frôlons la mise hors course en pointant 30 minutes en retard au CH avant Valence. Nous pouvons enfin rentrer tranquillement sur le parc fermé et réparer les optiques abîmés lors du choc avec le 4x4.

Lundi, c’est le départ vers Briançon. Après quelques kilomètres.... la voiture ratatouille... ça devient stressant. Coup de chance, l’assistance du JMW Racing est là au bord de la route. Willy trouve tout de suite le problème, c’est le filtre derrière la pompe a essence qui est encrassé. Il nous en met un neuf et nous ne rencontrerons plus d’autre problème de ce type jusqu’à la fin du rallye. Deux moments fort dans cette journée : la descente du col de Menée, entièrement verglacée, avec plusieurs voitures au fossé et l’épreuve sur le circuit de glace de Serre-Chevalier. Un moment vraiment sympa.

Mardi, c’est la descente vers Monaco, la première spéciale de la matinée n’est pas évidente, une petite route étroite à l’ombre avec un peu de neige et de la glace, beaucoup de changement de direction. Nous longeons ensuite le lac de Serre-Ponçon pour filer vers Digne. Ca sent le sud ! une dernière spéciale à Rouaine et nous voilà à Roquesteron avant de plonger vers la grande bleue pour le CH de Eze. Ca devient bon, nous allons enfin goûter au plaisir d’arriver ensemble à Monaco. Ce sera chose faite à 15h25. Toutefois, le plus difficile reste à venir : la nuit du Turini.

Cela demarre par une épreuve un peu particulière : 4 tour de la partie basse du circuit de Monaco comme pour les WRC la semaine précédente. Très amusant. Ce qui le sera beaucoup moins ce sera la fameuse spéciale du Col de la Madone. La première partie est facile, mais après St Agnes, il y a de la glace vive sur 4 kms. Il y a du dégat : Marco Aghem, le vainqueur 2005, laissera sa belle Fulvia dans un arbre et - plus grave - Reynier-Roure sur DS ferons des tonneaux dans le ravin. Ils s’en sortent avec quelques égratignures... pas la voiture qui est détruite. Nous touchons la roche une fois, mais du bon côté ;-) celui du 4x4.... Nous fonçons ensuite vers Sospel, pour la montée du fameux Col de Turini. La route est mouillé, sans neige. Dans la descente vers Lantosque, le moteur coupe, les phares baissent. Nous avons un problème d’alternateur. Coup de fil à l’assistance mais qui est trop loin. Coup de fil à celle du JMW Racing qui nous attendra à la sortie de la dernière spéciale. Au départ de celle-ci, les commissaires nous pousserons car la voiture refuse de démarrer. Cette spéciale sera un calvaire : il ne faut pas caler, et si le départ de la spéciale est plutôt facile, cela se corse dans le col de l’Orme et le col de l’Ablé avec encore une fois de la neige et de la glace. Pour compliquer le tout, il y a un brouillard assez dense. Nous perdrons beaucoup de temps ici, mais le but est maintenant d’arriver. Soulagement en arrivant au col de Braus où l’assistance du JMW Racing nous change la batterie ce qui nous permet de rentrer sans encombre à Monaco. Cette étape de nuit est interminable, ça monte, ca descend, fort et ça tourne tout le temps... Mais à 1 heure du matin, nous passons pour la dernière fois le podium avec la satisfaction d’être allé au bout, ce qui était notre objectif premier. Nous terminons 197ème, et avec tous les soucis rencontrés, c’est très bien comme cela !

Un grand merci à JB, l’ami photographe, pour sa magnifique photo réalisée dans St Bonnet qui illustre maintenant notre site !

Crédit Photo : Jean-Marie Biadatti - J.B. B - Philippe Fugier - François Haase - Photosport - WRI



Commentaires

2 commentaires :
Le 5 février 2007 14:03, par José BARAT
Retour sur le X° Rallye Monte-Carlo Historique

Bravo !! Et quelle tenacité, bien d’autres auraient abandonnés. Il a été toujours plaisant de suivre votre épopé en live. Le résultat sera forcément meilleur l’an prochain, à bientôt sur les rallyes..

José BARAT

Le 6 février 2007 20:30, par christian et véronique
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superbe photos

bravo !

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